Sortie en salles le 13 mai 2015      


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Une actrice s’apprête à entrer en scène pour interpréter le rôle de Mariana Alcoforado, jeune religieuse du couvent de Beja qui écrivit au XVIIe siècle des lettres enflammées à son amant français, l’officier de Chamilly. L’actrice, devenue Mariana, nous emmène dans un voyage en dehors du temps qui dépasse les frontières de son imaginaire.

Ce film est adapté d'une histoire vraie.



« Le travail formel complexe, le beau florilège de musique ancienne 
et l’interprétation passionnée de Ségolène Point disent puissamment 
la passion partagée pour ces belles Lettres »  
(Le Monde)

« Ségolène Point est parfaite » 
(Télérama)

« Une actrice au coeur de nefs nimbées de lumière, 
d’intérieurs de couvent en clair-obscur à la Vermeer et 
d’une nature captée à contre-jour » 
(Première)

« Jeu magistral de Ségolène Point » 
(Trois couleurs)

« Les textes sont sublimes » 
(StudioCiné Live)

« Observations psychologiques d’une rare acuité, 
tout est dit dans une langue parfaite » 
(Famille Chrétienne)










L'oeuvre littéraire

Dès sa parution en 1669, le succès des Lettres portugaises est immédiat dans toute l’Europe. L’œuvre deviendra le modèle, sans cesse imité, de la lettre amoureuse. L’œuvre a suscité à toutes les époques l'admiration d’écrivains tels que Stendhal et la marquise de Sévigné, inspirant également les artistes les plus prestigieux comme Modigliani et Matisse.


Mariana Alcoforado
par Modigliani

L’énigme des Lettres portugaises

Depuis plus de trois siècles, ces 5 lettres se présentent comme une énigme. Publiées anonymement sous le titre Lettres d’une religieuse portugaise, traduites en français, seul le nom du traducteur l’écrivain Guilleragues était mentionné. Le capitaine de Chamilly à qui elles avaient été adressées les lui avait apparemment transmises, donnant son accord pour les publier. On chercha aussitôt à connaître l’identité de l’auteur. Mais si certains tels Saint Simon en attribuaient l’origine à une vraie religieuse nommée Marianne, d’autres, comme Jean-Jacques Rousseau, dénoncèrent une supercherie du traducteur, prétendant que c’était lui le véritable auteur




Dans un livre publié en 1672, La médaille curieuse où sont gravés les principaux écueils des jeunes coeurs, on découvrit que de Chamilly avait été envoyé par Louis XIV sur le sol portugais pour combattre les espagnols durant la guerre d’indépendance. L’auteur du livre, dissimulé sous les initiales de L.C.d. V, un officier qui menait ses troupes en campagne de Toulon à Candie, racontait que sur le navire, de Chamilly gardait toujours sur lui les lettres d’une jeune religieuse de Beja ; mais un jour que de Chamilly les relisait, un ecclésiastique, le père Chavigny, les lui arracha des mains pour les jeter à la mer.



Nicolas Herman dans le rôle de Chamilly


Les amours de Marianne n'avaient peut-être pas été une invention littéraire. Mais il fallut attendre 1810 pour qu’elle commence à être pourvue d'un état-civil. Des recherches effectuées au Portugal dans les archives du couvent de Beja devaient confirmer l’existence d’une religieuse du nom de Mariana Alcoforado, née en 1640 et écrivain de son état, âgée 25 ans au moment des faits. Tout ce qui était mentionné dans Les lettres au sujet de sa rencontre avec de Chamilly, les précisions sur des personnages ayant existé et sur les lieux décrits qu’elle seule pouvait connaître, suscitèrent un trouble qui n’a cessé depuis.


Ségolène Point dans le rôle de Mariana Alcoforado           

Si les Lettres portugaises restent pour la plupart du temps attribuées à Guilleragues, de récentes recherches accréditent la thèse de Mariana Alcoforado. Myriam Cyr a notamment publié un ouvrage à ce sujet en 2006, et Philippe Sollers, dans sa préface d’une édition des Lettres en  2009, demeure lui aussi convaincu de leur authenticité.




A propos du film

« C’est en voyant Ceci n’est pas un film de Jafar Pahani et Mojtaba Mirtahmasb que je me suis décidé à entreprendre Les lettres portugaises. Pahani, grand cinéaste iranien emprisonné à demeure et interdit de mise en scène, réussissait le tour de force de faire un long-métrage à deux, chez lui avec une simple caméra. Il parvenait à rendre cinématographique sa propre histoire avec une qualité d’image optimale sur grand écran. Il devenait soudain impossible de ne pas tourner de long-métrage, de prendre pour alibi les refus des uns et des autres pour demeurer dans l’immobilisme. Dans un pays libre comme le nôtre il est toujours possible de trouver du matériel et des gens suffisamment motivés pour entreprendre n’importe quel projet.

Jafar Panahi dans
Ceci n'est pas un film

L’idée des Lettres portugaises était née quelques temps auparavant de ma collaboration au théâtre avec l’actrice Ségolène Point. Elle m’avait fait découvrir le livre et, pour avoir travaillé avec elle sur Le bel indifférent et sur Le journal d’une femme de chambre où, seule en scène durant 1h30 elle captivait le public, une partie du projet était déjà là. Sitôt après avoir vu le film de Jafar Panahi, j’ai tourné un moyen-métrage sur la pièce pour voir ce qu’un tel challenge rendrait au cinéma. Au vu de l’impressionnant résultat, je me suis lancé dans l’écriture du scénario et d’un premier découpage. Le texte des Lettres portugaises étant déjà presque un scénario à lui tout seul, Il me suffisait d’un décor quasi-unique et d’une petite équipe pour entreprendre le tournage sans plus tarder.


Ségolène Point dans
Le journal d'une femme de chambre (2012)
de Bruno François-Boucher

La passion amoureuse, l’approche des sentiments à travers la féminité, font partie de mes thèmes de prédilection. En lisant ces lettres d’amour passionnées et désespérées qu’écrit cette jeune femme abandonnée par son amant, j’ai immédiatement été touché par son courage, sa lucidité. Elle analyse avec une précision exemplaire sa passion qui se perd en déraison. C’est de cet amour fou avec son cheminement douloureux dont le film parle, mais aussi de la capacité de cette femme à transcender ses propres sentiments en un amour universel. J’accrédite la thèse de Mariana Alcoforado qui à mon sens a été écartée des très misogynes salons littéraires du 17e siècle. Le film lui rend d’abord hommage. »

Bruno François-Boucher, scénariste et réalisateur








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